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Interact

Bienvenu sur le site d’un programme de recherche de l’Institut Desbrest d’Épidémiologie et de Santé Publique (Université de Montpellier, INSERM, INRIA) sur les interactions entre les soins complémentaires et les traitements du cancer.

Application Clic-Interact

Bientôt à l’international sur le site de Kalya

Usage massif des pratiques complémentaires dans le cancer

En France, 85% des personnes traitées pour un cancer utilisent un soin complémentaire au cours de leur traitement (Renet et al., 2021). On les appelle médecines douces, soins de support, pratiques non conventionnelles de soin, pratiques complémentaires, médecines naturelles, médecines intégratives, produits naturels, interventions non médicamenteuses…

Un usage passé sous silence par les patients

Souvent les patients n’osent pas parler de ces pratiques à leurs professionnels de santé de peur d’être mal soignées ou être ridicules. (Lognos et al., 2020).

Des risques non négligeables

Des pratiques complémentaires interfèrent avec des chimiothérapies, des immunothérapies, des hormonothérapies, des chirurgies, des radiothérapies. Elles sont toxiques. Elles provoquent des séquelles irréversibles, des pertes de chances. Elles abusent des personnes fragilisées par un cancer.

Risques Médicaux

– toxicités directes et indirectes (interactions, effet antagoniste, perte d’efficacité…)

– perte de chance (non observance, refus de traitement, errance thérapeutique…)

– augmentation des dépenses de soins non programmées (examens, consultations, traitements, hospitalisations, déplacements…)

Risques juridiques et éthiques :

– accusation à tort du traitement biomédical en cas d’échec thérapeutique

– emprise mentale (gourou, site, réseau social…)

– mépris du vécu personnel du patient et méfiance vis-à-vis des professionnels de santé (conflit d’intérêt…)

Risques économiques :

– augmentation des dépenses injustifiées

– augmentation des dépenses de soins non programmés

– augmentation des dépenses indirectes et du reste à            charge

Replay du webinaire du 4 Décembre

sur le démarrage de l’application

Clic-Interact.

Obligation règlementaire

pour les professionnels de santé d’informer sur les risques d’interactions.

  Prescrire un traitement oncologique sans savoir si une thérapie complémentaire risque d’interagir de manière directe ou indirecte pose problème. Il engage la responsabilité du professionnel de santé, de l’hôpital et de l’industriel en cas d’interaction dangereuse entre la prescription d’un traitement anticancer et un produit censé être naturel et sans danger (par ex., risque entre le millepertuis et une chimiothérapie), en cas d’effet indésirable direct d’une thérapie complémentaire (par ex., risque de fracture osseuse à cause d’une thérapie manuelle inadaptée), en cas d’échec thérapeutique (par ex., toxicité majeure induite par un extrait de champignon) ou en cas de perte de chance (par ex., jeûne intermittent lors des traitements d’un cancer curatif, accident cardiaque lors d’un programme d’activité physique). Informer un patient souffrant d’un cancer des risques d’achat et d’usage de « médecines douces » est devenu une nécessité et une urgence. Un professionnel de santé a plus que jamais le devoir de fournir une information fiable, actualisée et fondée sur l’état de la science sur les risques de ces pratiques et leurs risques vis-à-vis de traitements anticancer souvent ciblés et donc coûteux.

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Institut Debrest d’Epidémiologie et  de Santé publique IDESP

UMR INSERM UA11 Institut Desbrest d’Epidémiologie et de Santé Publique (IDESP)
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641 Avenue du Doyen Gaston Giraud
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